Coopération Gabon-Cour africaine des droits de l?homme et des peuples

Une délégation de la Cour africaine des droits de l?homme et des peuples a séjourné à Libreville ces dernières heures.

Objectif, présenter cette institution de l?Union africaine aux autorités gabonaises et susciter leur adhésion aux efforts de la Cour visant à assurer une protection efficace des droits de l?homme sur le continent.

C?est dans cet esprit que le Ministre des Affaires étrangères Paul TOUNGUI a reçu cette délégation conduite par son Président, le burundais Gérard NIYUNGEKO.

Les deux hommes ont fait un tour d?horizon de la coopération entre l?institution et les gouvernements africains.

Créée il y?a 5 ans, le juge NIYUNGEKO a indiqué que, lors des deux premières années, la Cour s?est attelée à l?opérationnalisation de ses structures et qu?à ce jour, elle a déjà reçue une douzaine d?affaires de diverses natures.

Mais, l?objet de la tournée africaine réside dans le fait que l?institution recherche la participation et la mobilisation de tous à son action et à sa réussite.

Pour ce faire, la Cour Africaine des droits de l?homme a plusieurs défis à relever, notamment :

-1er défi : la Cour africaine des droits de l?homme et des peuples n?est pas connu partout

-2ème défi : le faible taux de ratification de son protocole, entré en vigueur en 2004. Ainsi, sur 54 pays, seuls 26 l?on ratifié sur le continent, dont le Gabon.

-3ème défi : l?accès des individus à la Cour. Il faut que l?Etat ait ratifié le protocole.

Au cours des échanges avec le Ministre Paul TOUNGUI, la délégation, sollicitera aussi, la possibilité pour le gouvernement d?autoriser les ONG à venir témoigner devant la Cour des faits dont elle est saisie.

Le président de la Cour a toutefois, précisé que l?institution n?est qu?un organe consultatif qui donne un avis qui n?est pas juridiquement obligatoire.

Un séminaire de sensibilisation a clos ce séjour au Gabon avec l?ensemble des acteurs étatiques et non- étatiques sur le rôle que chacun peut et devrait jouer en vue d?une protection efficace des droits de l?homme.