DIPLOMATIE : Le Gabon au cœur des enjeux de la diplomatie de l’eau à Yaoundé

Le mardi 28 avril dernier, l’hôtel Hilton de Yaoundé (Cameroun) a accueilli le lancement officiel du Plan national de mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur l’eau. La cérémonie a été présidée par Gaston ELOUNDOU, Ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, en présence de nombreux diplomates, experts et partenaires techniques.

Il s’agit concrètement pour le Cameroun de déployer les Convention d'Helsinki de 1992 et celle sur le droit relatif aux utilisations des cours d'eau internationaux à des fins autres que la navigation (New York, 1997). 

Ces différentes Conventions visent à structurer la gestion durable des ressources en eau, tant au niveau national que transfrontalier, afin de garantir l’accès à l'eau potable, à l'assainissement et à la santé, conformément au Protocole sur l'eau et la santé.

Le Gabon était représenté à cette rencontre de haut niveau par S.E.M Christ Hermann POUNAH, Directeur Général du Droit de la Mer au Ministère des Affaires Etrangères. Sa présence à ces travaux souligne l’intérêt que le Gouvernement gabonais accorde aux ressources en eau au sein de la région de l’Afrique centrale.

La rencontre de Yaoundé avait donc, entre autres ambitions, de définir une gouvernance concertée des ressources hydriques en Afrique centrale. Elle s’est articulée autour du renforcement des capacités et de la coopération régionale, leviers indispensables pour favoriser un accès équitable et durable à l’eau dans cette région.

A cette occasion, les partenaires de l’Union européenne ont réaffirmé leur engagement à accompagner ces initiatives de gouvernance durable.

Les pays riverains se doivent plus que jamais de collaborer pour prévenir, maîtriser et réduire la pollution des eaux de surface et souterraines qui traversent leurs frontières respectives à travers le tryptique suivant :

La sécurité hydrique : elle favorise une utilisation raisonnable et équitable des ressources, essentielle pour éviter les conflits et garantir un accès durable à l'eau.

L’approche holistique : la convention encourage une vision globale qui intègre la protection des écosystèmes et la biodiversité dans la gestion des bassins versants.

Le cadre juridique : en tant qu'accord international, elle fournit une base solide pour que les États membres adoptent des mesures nationales concertées.

Ouverte le 28 avril et bouclée le 30 avril 2026 par un atelier régional dédié à la gestion intégrée des eaux transfrontalières, cette rencontre a su mettre en évidence, la prévention des conflits, la lutte contre la pollution tout en favorisant une approche résolument écologique.

Ce riche programme d'échanges et de renforcement des capacités s'est achevé en posant les jalons d'une solidarité hydrique renforcée en Afrique centrale.

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