Conférence De Presse, De S.E.M EMMANUEL ISSOZE-NGONDET , Ministre Des Affaires Etrangères ,De La Francophonie Et De L’Intégration Régionale
« Leadership du Gabon en Afrique Centrale : de la présidence de la CEMAC à la présidence de la CEEAC »
Libreville, le 1 juin 2015
Mesdames et Messieurs,
Chers amis de la presse,
Je voudrais vous remercier d’être venu nombreux partager ce moment d’échange avec nous. Le sujet de cet échange porte sur une question cruciale de la diplomatie gabonaise : la place du Gabon en Afrique centrale.
Comme vous le savez, l’Afrique centrale est l’espace naturel d’expression de la diplomatie gabonaise. Le Gabon y joue un rôle stratégique depuis 2012, particulièrement au sein de la CEMAC et de la CEEAC.
En effet, l’on se rappellera que le 24 juillet 2012, à l’issue du 11e sommet ordinaire tenu à Brazzaville, le Président de la République, Chef de l’Etat, S.E. Ali BONGO ONDIMBA, avait été désigné par ses pairs pour assurer la Présidence en exercice de la CEMAC. Ce mandat s’est achevé le 6 mai 2015, à l’issue du 12e sommet ordinaire tenu à Libreville.
Le 25 mai dernier à N’Djamena, le Président Ali BONGO ONDIMBA s’est vu confier par ses pairs, la présidence tournante de la CEEAC au terme du 16e sommet ordinaire. Son prédécesseur, le Président du Tchad, S.E Idriss DEBY ITNO, occupait cette charge depuis le 24 octobre 2009, soit près de six ans.
Ainsi, à travers les présidences tournantes de nos deux structures communautaires et, faut-il le souligner, avec la volonté unanime des Chefs d’Etat, le Gabon se trouve depuis juillet 2012, dans une posture qui l’amène à exercer un leadership volontariste et clairvoyant au bénéfice de la sous-région.
Débutée en juillet 2012, cette position est appelée à se prolonger avec le mandat de la présidence en exercice de la CEEAC qui vient d’échoir au Président de la République.
L’appréciation du bilan de la présidence gabonaise de la CEMAC (I) tout comme l’examen des enjeux de notre présidence de la CEEAC (II) nous édifient largement sur le rôle que notre pays joue dans cette position de leadership.
I –BILAN DE LA PRESIDENCE GABONAISE DE LA CEMAC : DES RESULTATS POSITIFS MALGRE UN CONTEXTE PARTICULIEREMENT CRITIQUE
I-1- La présidence gabonaise s’est déroulée dans un contexte particulièrement critique, marqué par :
- La crise politico-sécuritaire qui secoue la RCA. C’est une tragédie extrêmement déstabilisatrice qui n’a pas manqué d’affaiblir la Communauté dans son ensemble. Elle a contraint la Commission, Exécutif et cheville ouvrière de la Communauté, à une délocalisation à Libreville, malheureusement sans pour autant y trouver un siège effectif, en dépit des efforts consentis dans ce sens par le Gouvernement gabonais ;
- Un climat d’insécurité consécutif à la percée du terrorisme dans la sous-région, deux pays (le Cameroun et le Tchad) étant directement confrontés au groupe Boko Haram. Il en a résulté une baisse de l’attractivité que notre espace communautaire peut exercer sur les Investissements directes étrangers (IDE) ;
- La baisse drastique du cours du baril de pétrole qui a perdu près de 50% de sa valeur. Cette situation a contribué à exercer une pression négative sur les budgets des Etats membres, ce qui, inévitablement, a entraîné un amenuisement des ressources financières de la Communauté (la Zone CEMAC est reconnue pour son potentiel en hydrocarbures) ;
- La difficulté de mettre en œuvre des projets et des programmes intégrateurs du fait même de cette réduction des ressources financières, mais aussi de la réorientation des financements disponibles à la lutte contre l’insécurité et le terrorisme.
I-2- Mais, en dépit de ce contexte extrêmement difficile, la présidence gabonaise a permis de réaliser des avancées notables dans de nombreux domaines.
I-2-1-Je voudrais tout d’abord relever la part significative que prend la CEMAC dans l’élan de solidarité de la sous-région(CEEAC) au bénéfice de la RCA, en proie a une crise politico-sécuritaire extrêmement grave, mais aussi du Tchad et du Cameroun dans la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram. En effet, les nombreuses décisions adoptées par la CEEAC dans ce contexte n’ont pu connaître un début d’exécution effective que grâce à l’apport des pays de la CEMAC.
Ainsi, entre juillet 2012 et mai 2015, des aides multiformes ont été apportées en temps opportuns à la RCA dans sa quête de paix, de stabilité, de reconstruction et de développement. L’on se souviendra par ailleurs que c’est la CEMAC qui a été la plus prompte à mobiliser ses forces de défense et de sécurité pour éviter l’embrasement du pays lors de la prise de pouvoir par la Seleka début 2013, mais aussi pour favoriser le déploiement de la MISCA, puis de la MINUSCA. De même, c’est toujours la CEMAC qui s’est montrée la plus active pour apporter au Gouvernement centrafricain les appuis budgétaires décidés par la CEEAC afin de faire fonctionner le Gouvernement et rétablir l’Etat.
Aujourd’hui, il y a lieu d’admettre que toutes ces actions ont contribué à ramener une quasi-stabilité en RCA. Nous espérons que celle-ci va s’inscrire dans la durabilité.
S’agissant de l’effort de solidarité décidé par la CEEAC au bénéfice du Tchad et du Cameroun dans la lutte contre Boko Haram, il y a lieu de retenir que, là aussi, c’est la CEMAC, sous la présidence gabonaise, qui s’est activée la première à diligenter la mise en œuvre de cette décision.
I-2-2-Toujours au titre des avancées enregistrées, je voudrais mettre en relief deux résultats obtenus dans la mise en œuvre du Programme des Réformes Institutionnelles, à savoir :
- L’effectivité de la ratification des textes de la Communauté par tous les Etats membres(le Traité révisé de la CEMAC et ses conventions subséquentes adoptés à Libreville le 30 janvier 2009) ; il en résulte que les Institutions capitales comme la Cour de Justice et la Cour des Comptes dont le fonctionnement était directement subordonné à cette ratification sont désormais opérationnelles ;
- Le lancement et le financement des audits tant attendus des Institutions, Organes et Institutions Spécialisées de la CEMAC. Les premiers résultats sont attendus à la prochaine Conférence des Chefs d’Etat.
Ces deux résultats montrent à suffisance combien la Présidence gabonaise était soucieuse d’améliorer la gouvernance au sein de la Communauté.
I-2-3- Cette évolution positive est également perceptible dans la mise en œuvre des politiques sectorielles communes.
Il en est ainsi du :
- renforcement du système de santé dans la sous-région avec l’exécution du Programme Régional de lutte contre les grandes endémies (Paludisme, Trypanosomiase humaine, Tuberculose et Prévention du VIH/SIDA) ; l’adoption d’une Politique pharmaceutique commune ; la budgétisation du Plan Sous-Régional de Préparation à la Riposte face à la maladie à virus Ebola ; le Réseau régional de soins spécialisés de haut niveau en appui à l’enseignement en matière de Santé ;
- programme de sécurité alimentaire et de lutte contre la pauvreté, avec l’adoption Programme Régional de Sécurité Alimentaire, du Programme des statistiques agricoles, et du Programme sous-régional du développement du secteur semencier ; la mise en place du Fonds Train my Generation, à la diligence du Président Ali BONGO ONDIMBA, en vue de soutenir dans la sous–région l’employabilité des jeunes ;
- du commerce international, avec l’élaboration et la présentation à Genève d’un Rapport conjoint de Politique commerciale des Etats de la CEMAC membres de l’OMC et de la relance des négociations des Accords de Partenariat Economique (APE) entre l’Union Européenne et l’Afrique Centrale ;
- Programme Economique Régional (PER) de la CEMAC, programme phare de la Communauté, dont l’objectif final est de faire de la CEMAC un espace émergent à l’horizon 2025. La Présidence gabonaise a contribué à sa relecture, rendue nécessaire en vue de son adaptation au contexte actuel.
I-2-4- La mise en place du Marché Commun va connaître une accélération notoire avec la décision prise le 6 mai dernier à Libreville, consacrant la mise en application immédiate de la libre circulation des personnes.
Bien qu’elle soit la bienvenue, cette décision appelle de notre part quelques précisions.
Il est difficile de ne pas admettre que la libre circulation des personnes est une étape clé dans le processus de construction d’un marché commun. La libre circulation des personnes, qu’on ne doit pas confondre avec la liberté d’établissement, apparaît donc comme une exigence fondamentale pour atteindre cet objectif. Fervent défenseur de l’édification d’un marché commun en Afrique centrale, le Gabon, naturellement, est favorable à la libre circulation des personnes entre les Etats membres de la CEMAC.
Mais nous savons aussi que le marché commun ne peut prospérer sans une exigence de sécurité. Il nous faut donc concilier l’exigence de libre circulation et l’exigence de sécurité.
Cette conciliation passe, d’abord et avant tout, par la sécurisation des documents de voyage et d’identité: d’où l’obligation pour chaque Etat d’adopter des passeports et des cartes d’identités biométriques. Ainsi, les ressortissants des pays de la CEMAC doivent être« munis soit de la carte d’identité biométrique, soit du passeport biométrique, soit du passeport CEMAC biométrique homologué ».C’est ce qui ressort du Communiqué final du 12e sommet ordinaire tenu le 6 mai dernier à Libreville.
L’exigence de sécurité passe aussi par l’édification concertée des points de passage agréés ; la création des Centres de coopération policière, douanière et environnementale ;et l’établissement d’un Centre de collecte de données devant faciliter les recherches judiciaires sur l’ensemble de l’espace CEMAC.
Sur tous ces points, il apparaît clairement que des efforts significatifs doivent être faits par l’ensemble des Etats membres pour parvenir au résultat recherché. Le Gabon sera soucieux d’engager des démarches diplomatiques appropriées à cet effet.
I-3- C’est certainement ce bilan positif qui explique la décision prise par les Chefs d’Etat de confier au Président Ali BONGO ONDIMBA, en signe de reconnaissance de son leadership, le rôle de Parrain des négociations APE en vue d’un accord régional, complet et équilibré avec l’Union Européenne. Ce rôle sera élargi à la CEEAC.
On le voit bien, le bilan de la présidence gabonaise de la CEMAC atteste avec éloquence que dans le domaine de la diplomatie multilatérale, les succès ne dépendent pas forcément de la multiplication des sommets. L’on s’est rendu compte que le contexte particulièrement critique entourant la Présidence gabonaise rendait difficile la tenue des conférences des Chefs d’Etat. Aussi la présidence gabonaise s’est-elle plutôt appliquée, avec réalisme et pragmatisme, à faire progresser l’intégration à travers la mise en œuvre des décisions et des projets intégrateurs. C’est là en réalité que résident les performances recherchées.
En effet, l’histoire ne retient que les décisions qui font avancer les projets et non le nombre de sommets que l’on tient.
II –LES ENJEUX DE LA PRESIDENCE GABONAISE DE LA CEEAC : FAIRE PROGRESSER LES REFORMES INSTITUTIONNELLES ET L’INTEGRATION ECONOMIQUE
Prenant la parole à l’occasion de la cérémonie de clôture du 16e sommet ordinaire de la CEEAC le 25 mai dernier à N’Djamena, juste après avoir été désigné par ses pairs pour en assurer la présidence tournante, le Président Ali BONGO ONDIMBA s’est appliqué à définir les priorités de son mandat.
Il s’en dégage cinq axes : la réforme des institutions communautaires ; la paix et la sécurité ; l’intégration physique et économique ; l’environnement et le développement durable ; et l’Accord de Partenariat Economique avec l’UE.
A l’analyse, les enjeux de la présidence gabonaise de la CEEAC sont à la dimension de la vision des Pères fondateurs, qui s’étaient fixés pour objectif la réalisation d’un développement harmonieux des Etats grâce à la mise en place d’un marché commun (sous-régional, régional puis continental), une monnaie commune, le tout dans un environnement globalement sécurisé.
Pris dans leur globalité, les enjeux de la Présidence gabonaise sont de quatre ordres. Ils sont politiques, sécuritaires, économiques, et environnementaux.
2-1-1-Le premier enjeu politique fondamental reste lié à la nécessaire transformation de la Communauté .Il nous faut faire avancer le programme des réformes institutionnelles. L’orientation devant conduire à cette réforme est claire : il faut, d’une part, transformer le Secrétariat Général de la CEEAC en Commission et, d’autre part, procéder à la rationalisation des CER dans l’espace CEEAC pour parvenir à une seule communauté économique en Afrique Centrale.
2-1-2- Le deuxième enjeu politique capital a trait à la concrétisation des engagements des Etats membres au bénéfice de la Communauté. Or le premier de ces engagements reste le paiement des contributions, sans lesquelles la viabilité de la Communauté ne saurait être garantie. Il nous importera donc d’œuvrer à la globalisation du paiement de la contribution communautaire à l’intégration (CCI).
L’absence d’opérationnalisation de la CCI par la majorité des Etats membres entrave le fonctionnement de la CEEAC, la mise en œuvre des plans d’action, en même temps qu’elle obère les engagements vis-à-vis des partenaires.
Par ailleurs la perspective de la signature des APE et les déréglementations des barrières au commerce, imputables à l’application des règles de l’OMC, vont induire une réduction des ressources de la CEEAC, du fait de la disparition de la CCI. Aussi le Gabon va-t-il envisager la création des mécanismes de financement innovants en vue d’assurer un financement durable de la CEEAC.
Mais, dans la phase transitoire, la Présidence gabonaise de la CEEAC va s’atteler à rechercher les voies d’extension de l’application de la CCI à l’ensemble des Etats de la Communauté.
2-1-3- La CEEAC fonde son existence sur le partage d’un certain nombre de valeurs fondamentales, dont la démocratie. Elle a donc le devoir de promouvoir la démocratie dans les Etats membres et de la protéger lorsqu’elle est en péril. C’est là le troisième enjeu politique.
C’est dans ce sens que cette année, la présidence gabonaise sera particulièrement attentive à l’évolution de la situation politique dans deux pays : la RCA et le Burundi.
L’accompagnement de la transition en RCA est une obligation pour la CEEAC. Le Forum de réconciliation s’est tenu du 4 au 11 mai à Bangui et a, entre autres, décidé du report des élections à la fin de l’année au plus tard. Il a été admis que les Autorités de Transition restent en place jusqu'à la tenue des élections. Mais le Gouvernement centrafricain a besoin du soutien de la Communauté internationale pour bien organiser ces élections.
L’objectif de la Présidence gabonaise sera, naturellement, de soutenir la Médiation internationale assurée par le Président Dénis SASSOU NGUESSO de la République du Congo. Dans ce sens, nous œuvrerons à amener la Communauté internationale à faire confiance à la RCA dans la recherche des conditions optimales pour l’organisation d’élections transparentes et incontestables qui mettraient fin à la Transition et garantiraient le retour à la paix et à la stabilité dans ce pays.
Du fait des tensions qui entachent actuellement le climat politique postélectoral dans ce pays, les élections au Burundi vont être particulièrement suivies par la Présidence gabonaise de la CEEAC. Il faut se souvenir que la CEEAC a fait de l’ancien Chef d’Etat du Tchad, M. GOUKOUNI Weddeye, son Envoyé Spécial au Burundi.
Le Président en exercice de la CEEAC œuvrera en relation avec les autres acteurs internationaux pour que la tension baisse dans ce pays et que les élections présidentielles se déroulent dans un climat apaisé.
- (lutte contre Boko Haram), la piraterie maritime ainsi que l'opérationnalisation du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX).
2-2-1- Sur la lutte contre le terrorisme, la Présidence gabonaise s'engage à mettre en œuvre le Pacte d’assistance mutuelle et de solidarité qui lie les pays de la CEEAC. Elle fera tout son possible pour rendre effective la Stratégie régionale mise en place lors du Sommet du COPAX en février, en vue de soutenir le Tchad et le Cameroun .Elle restera attentive aux efforts en cours, tant au niveau national, régional qu’international, visant à construire une riposte adéquate à la menace terroriste dans notre continent, et particulièrement en Afrique Centrale.
2-2-2- Sur la piraterie maritime, la Présidence gabonaise mettra tout en œuvre pour encourager tous les Etats membres à appliquer le Protocole relatif à la sécurisation des intérêts vitaux en mer des Etats de la CEEAC du Golfe de Guinée, signé en octobre 2009 à Kinshasa, ainsi que l'Accord technique signé le 6 septembre 2009 entre le Gabon, le Cameroun, la Guinée Equatoriale et Sao-Tomé et Principe pour juguler les attaques récurrentes perpétrées dans la zone D.
Elle veillera à ce que la CEEAC travaille de concert avec les autres CER, notamment la CEDEAO, dans le cadre du Mémorandum d'entente sur la sécurité et la sûreté dans l'espace maritime de l'Afrique centrale et l'Afrique de l'Ouest;
2-2-3- La CEEAC s’est engagée à rendre plus efficace son architecture de paix et de sécurité pour pouvoir jouer pleinement son rôle en matière de prévention, gestion et résolution des conflits.
Cela passe inévitablement par l'opérationnalisation du COPAX. Dans la perspective d’une telle réforme, la Présidence gabonaise va s’employer à ce que la CEEAC puisse disposer :
- d’un COPAX pleinement fonctionnel ;
- d’un MARAC pleinement opérationnel ;
- d’une FOMAC capable d’assumer l’ensemble des missions militaires et mixtes (militaires, policières, civiles) assignées à la Force Africaine en attente dans le cadre de l’architecture continentale.
- mise en œuvre de la Vision stratégique 2025 de la CEEAC.
Aussi dans le domaine économique, les axes prioritaires et stratégiques à mettre en œuvre durant la Présidence gabonaise sont de trois ordres :
2-3-1- A court terme, la Présidence gabonaise va s’atteler à faire progresser la réalisation des programmes des grandes infrastructures, notamment dans les transports (PDCT-AC), l’énergie, l’eau et l’environnement (PEAC, GIRE).Elle prendra aussi en compte le Programme Régional de Sécurité Alimentaire (PRSA) ; la Politique Agricole Commune (PAC) et le Fonds spécial pour l’agriculture ; la réalisation de l’Union douanière et les négociations de l’APE.
2-3-4-A moyen terme, la Présidence gabonaise va s’atteler à faire accélérer la mise en place d’un marché commun intégré et performant ; la mise en œuvre d’une politique régionale d’investissements ; la création des pôles de développement transfrontaliers ; le développement des ressources humaines ; la diversification de l’économie.
2-3-5- A long terme, la Présidence gabonaise va favoriser la définition d’une politique d’intégration monétaire et le renforcement des capacités de production et l’interconnexion des réseaux électriques.
Dès lors, la Présidence gabonaise mettra un accent particulier sur les programmes visant à la lutte anti-braconnage et à la promotion de l’économie verte en Afrique Centrale, notamment à travers le Fonds pour l’Economie verte en Afrique Centrale (FEVAC).
Mesdames et Messieurs,
Chers amis de la presse,
Après la CEMAC, et par la volonté des Etats membres, le Gabon préside aujourd’hui la CEEAC. Comme cela apparaît à travers les ambitions affichées, il faut y voir une opportunité de plus pour le Président Ali BONGO ONDIMBA de montrer son attachement à l’intégration de notre sous-région. Espace naturel d’expression de la diplomatie gabonaise, la sous-région sert de socle au rayonnement international de notre pays. Dès lors, ses évolutions, tant économiques que politiques, seront au cœur de notre action diplomatique durant toute notre présidence.
Je vous remercie de votre attention.