CEEAC/ Ouverture session extraordinaire de la Conférence des chefs d’États sur les Changements climatiques

 Le but est d’adopter la position commune de l’Afrique Centrale en vue de la COP21 qui se tiendra en décembre prochain à  Paris.

 La Session Extraordinaire de la Conférence des chefs d’États et de gouvernements de la Communauté Économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) sur les changements climatiques, s’est tenue dernièrement à Libreville. Deux pans essentiels ont eu lieu : la réunion des experts, du 25 au 26 août 2015 suivie par celle des ministres, le 27 août 2015.

L’objectif primordial était de préparer les dossiers techniques que le Conseil des Ministres devait soumettre aux chefs d’États et de gouvernements dans la perspective de la COP 21 qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.

S’appuyant sur les conclusions issues des assises des experts, les ministres des États membres ont livré une déclaration commune à l’issue de leur réunion du jeudi 27 août 2015. C’était par la voix du ministre des Pêches et de l’Environnement de Guinée Equatoriale, Monsieur Estanislao DON MALAVO.

Les ministres ont officiellement déclaré soutenir la signature d’un accord universel, juste, équitable et juridiquement contraignant, auquel toutes les parties souscrivent.

Cet accord est fondé sur les principes de la Convention, en particulier celui de la responsabilité commune, mais différenciée (…).

Ils ont également réaffirmé l’engagement des États membres de la CEEAC à contribuer selon leurs capacités à l’effort mondial de limitation de la hausse de la température moyenne globale en deçà de 2°C, conformément aux récents travaux du GIEC et se sont engagés à adapter leurs modèles de développement en y intégrant la question des changement climatiques. Ils se sont également engagés à renforcer les mesures de prévention, de préparation et de réponse aux catastrophes, à renforcer les capacités d’évaluation post-crise liée au climat et à renforcer les mécanismes de relèvement et de reconstruction ex-post.

Sur la mobilisation des acteurs non étatiques, les élus locaux et les parlementaires, les ministres ont décidé d’impliquer la société civile, les communautés locales et les populations autochtones à tous les processus décisionnels et les mettre à contribution dans la définition, la mise en œuvre et le suivi des politiques de lutte contre les changements climatiques à l’échelle internationale, régionale, nationale et locale.

Les moyens nécessaires pour soutenir les initiatives de lutte contre les changements climatiques, encourager les fora nationaux de la CEFDHAC et ses réseaux pertinents dans la gestion des écosystèmes des forêts du Bassin du Congo et dans leurs initiatives à côté des États, dans la lutte contre les changements climatiques, seront mis à la disposition des parlementaires et élus locaux.

Enfin, Les Ministres ont tenu à saluer la mobilisation du secteur privé en faveur de l’adoption d’un accord universel juridiquement contraignant, de même que l’engagement des organisations religieuses, des médias et des communicateurs de la sous-région en faveur du développement de l’information sur l’environnement.

Ils ont également réaffirmé l’engagement des États membres et la Coordination Technique de la Commission des Forêts d’Afrique centrale ((COMIFAC), à la mise en œuvre de la REDD+ comme outil de développement durable et pilier de l’économie verte, sans omettre la nécessité de la mise à disposition par la communauté internationale des financements adéquats pour soutenir la mise en œuvre de la phase 2 de la REDD+.